Le départ
C’est ce que l’on peut appeler un départ à l’arrache…La tête au salon de Villepinte et le cœur sur les bords du lac, j’ai voulu profiter de mes derniers moments en France oubliant un peu les formalités d’un départ. Mon passeport reçut le fameux visa le jeudi et moi je m’envolais pour Nagoya le vendredi avec entre temps un aller-retour Paris Annecy pour faire mon sac. Pas le temps de me renseigner sur la météo sur place, j’entasse un assortiment quatre saisons et me voilà déjà entrain de m’énerver avec la charmante dame du comptoir d’enregistrement d’Air France. « Monsieur, vous n’avez le droit qu’à un sac de 20 kilos en soute…. » J’avais compris 2 bagages de 32 kilos. Le responsable arrive et m’aide à déchiffrer leur « mémo voyage ». Je reconnais mon erreur de lecture et j'exécute alors une partie de jonglage désespéré avec mes différents sacs en espérant arriver au bon résultat. Après 20 minutes d’exercices périlleux, je me retrouve quasiment dans la situation initiale. L’enregistrement fermant dans 10 minutes, je retrouve ma chère hôtesse en m’excusant platement pour l’énervement. Toute touchée par mes allégations, celle-ci me laissera passer avec 5 kilos de trop en soute et deux bagages cabines (Si tu lis ces quelques lignes, chère hôtesse, maintenant que je sais faire, je te fais mes plus belles courbettes). Et me voilà enfin dans l’avion….
