Nouvel An Japonais
Contrairement à noël, le passage à la nouvelle année est une fête que l’on passe en famille et au temple. N’ayant pas envie de passer ma nuit dans un bar à Osaka avec les gaïjins, je me suis armé de mon appareil photo pour aller enquêter sur les traditions japonaises. C’est assez surprenant vous allez voir…
J’ai choisi le temple de Shin Ishikiri comme lieu d’investigation. Je me rends donc sur place vers 23h et je trouve les lieux déserts. Seul des marchands ambulants et une forte présence policière occupent les lieux. M’aurait on menti sur le fait que les japonais aillent au temple le 31 décembre. Déçu je décide de prendre un peu en altitude pour essayer de faire quelques photos d’Osaka by night. Au fur et à mesure de mon ascension, je croise quelques groupes de personnes qui se font de plus en plus nombreux. Arrivé à un espace dégagé je fais mes quelques photos et repars en direction du temple.

Lors de la descente les groupes s’agglutinent jusqu’à former une foule assez compact ou il devient difficile de circuler. Arrivé à proximité du temple, une longue file d’attente bien ordonnée s’est créé comme par magie. Ne pouvant plus avancé, je rebrousse chemin et me faufile dans les petites ruelles parallèles. Jouant avec mon grand sens de l’orientation, je parviens enfin à approcher le temple et à ma grande surprise, cette place qui était vide 40 minutes auparavant est maintenant noir de monde. Dans chacune des trois artères qui amènent sur la cour du temple, de longues queues se sont formées. Ces trois files ne font plus qu’une dans la cour et les policiers contrôlent le flux en laissant passer de temps en temps un flot de personnes. C’est là que j’assisterai à la plus grande partie de basket de tout les temps. Une partie de basket à faire pâlir le pape de jalousie. Je m’explique. Toute cette file mène à une sorte d’autel à l’entrée du temple et lorsque les policiers ouvrent les vannes, une vague de personnes se rue vers cet autel en lançant des pièces et des billets. Une fois les 3 points marqués, ils effectuent une prière, puis une nouvelle vague déferle. Et ainsi de suite. Une véritable piscine d’argent, à rendre fou picsou se remplira ainsi toute la nuit. Une fois remis de mon étonnement je déambule dans le parc et une multitude d’autres activités ont lieu. De la diseuse de bonne aventure, au stand barbe à papa, de la crêpe banana Split aux papiers de la chance, les gens jonglent d’un stand à l’autre en laissant à chaque fois une poignée de yen. Lors de mon retour vers 2h du matin, j’ai pu m’apercevoir que la ferveur n’avait pas diminué et que les files s’étaient encore allongées….







Il me reste plus qu’à vous souhaiter tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Que vous ayez joué au basket avec des bouchons de champagne ou avec une poignée de yen je vous souhaite pleins de bonheurs et de réussites pour 2008.
