Premières impressions
D’après mes premiers sentiments, le Japon est la Suisse de l’Asie. Avec 137 millions d’habitants (7,5 millions pour la Suisse), le Japon est encore mieux organisé que la Suisse. C’est un pays ultra propre même si aucune poubelle n’est présente dans les rues. C’est un peu déroutant au début mais on s’y fait. Au niveau des transports l’organisation est impressionnante. Leur TGV passe toutes les dix minutes. Le métro d’Osaka passe aussi très fréquemment à des horaires déterminés sans jamais avoir eu de retard (pour l’instant). Le japon est aussi le pays du service. Avec des superettes ouvertes 24h/24h, les magasins ouverts tous les jours, une multitude de restaurants ou le client est vraiment le roi. Je me demande ce que doit penser un japonais arrivant à Paris…..Une chose surprenante aussi ici, c’est le vacarme permanent qui flotte au dessus des villes. Entre les hauts parleurs du métro qui lance sans arrêt des messages, leurs machines aux bruits électroniques, leurs bips bips quand tu prends un escalator, tu cours afin d’échapper à ce capharnaüm (tu as même le droit aux remerciements d’une charmante voix à la sortie de la station). Et là une fois dehors tu ne sais plus quoi faire, un long grincement stridents te fait sursauter, c’est un vélo qui a pilé juste derrière toi afin de t’éviter. A peine remis de tes émotions, des bips bips recommencent mélangés aux cris perçants d’un policier qui te fais signe avec son épée de Dark Vador que tu peux traverser (tout en de faisant des courbettes). Etant complètement sonné tu te laisses «Entraîné par la foule qui s'élance et qui danse Une folle farandole » jusqu’à la galerie commerciale. Là le cauchemar ne fait que commencer. Toujours les bips bips en bruit de fond, tu rajoutes une musique d’ambiance, un poste de télévision tous les dix mètres (volume maximum) et entre chaque poste un ou deux alpagueurs… Ne tenant plus, tu vas droit dans le premier magasin multimédia, tu passes à coté d'un vendeur debout sur des tabourets criant dans un mégaphone qu’il tient d’une main, les mérites du dernier appareil photo de Nikon qu’il brandit dans l’autre main. Mais tu es déjà sourd donc tu continues sans même les remarquer jusqu’au rayon Ipod. Tu t’achètes le dernier modèle, tu charges la BO de « Lost in translation », tu respires et tu repars pour ta ballade avec les musique du groupe « air » dans la tête et cette fois t’es relax, t’as le temps d’admirer les vitrines, les vélos ne te font plus peur, tu ne cherches plus la dame qui dis merci à la sortie des stations. Bref tu commences à apprécier….